Avatar (2009)

Avatar (2009)

Le premier film. Pandora révélée. James Cameron, 161 minutes, et le record absolu du box-office mondial.

Quand Avatar sort en décembre 2009, James Cameron n’a plus signé de long-métrage de fiction depuis Titanic, douze ans plus tôt. Le film qui paraît ce mois-là n’est pas seulement un retour : c’est l’aboutissement d’un projet qu’il porte depuis 1994, qu’il a sciemment laissé dormir le temps que la technologie le rattrape.

Une production de quinze ans

Le traitement original date de 1994 — quatre-vingts pages, déjà la lune Pandora, déjà les Na’vi, déjà le programme Avatar. Mais à l’époque, ni la motion-capture faciale, ni le rendu photoréaliste de jungle 3D, ni la stéréoscopie immersive en relief n’existent à l’échelle nécessaire. Cameron attend. Il finance le développement de caméras 3D dédiées (Fusion Camera System), supervise la mise au point d’une nouvelle génération de mocap (avec capture des micro-expressions oculaires), et réunit le studio Weta Digital de Peter Jackson autour de la production. Quand le tournage commence en 2007, plus de la moitié du métrage sera image de synthèse, dans un pipeline jamais tenté à cette échelle.

Le synopsis

Jake Sully, ex-Marine paraplégique, remplace au pied levé son frère jumeau scientifique mort. Sa mission : infiltrer le clan Omatikaya en pilotant un avatar, corps Na’vi génétiquement hybride contrôlé à distance par la conscience humaine. La RDA, conglomérat minier, veut déloger les Na’vi pour exploiter le sous-sol d’unobtanium sous leur Hometree. Jake bascule. Apprend la chasse, apprend à voler son ikran, claim son toruk, devient le sixième Toruk Makto en mille ans, conduit la résistance, gagne la bataille — et choisit, à l’Arbre des Âmes, de transférer définitivement sa conscience dans son corps Na’vi.

L’impact

Avatar devient le plus gros succès de l’histoire du cinéma : 2,9 milliards de dollars au box-office mondial. Il déclenche une vague de projection en relief que Hollywood passera la décennie suivante à imiter, sans toujours en saisir la grammaire. La critique salue l’écologie revendiquée du film et la beauté plastique de Pandora ; certaines voix reprochent à Cameron une variante du white savior — un humain qui devient le meilleur des Na’vi en quelques mois. Le débat n’est pas tranché. Mais quinze ans plus tard, Avatar reste l’un des très rares blockbusters qui aient été à la fois un événement technologique et un manifeste politique.

Source : Pandorapedia + Avatar Wiki Fandom