Avatar : La Voie de l'Eau (2022)

Avatar : La Voie de l'Eau (2022)

Treize ans après. 192 minutes. Les Sully exilés chez les Metkayina. Découverte des tulkuns.

Treize ans s’écoulent entre Avatar et sa suite. La pause n’est pas un retard de production : c’est un choix. Cameron veut filmer sous l’eau en motion-capture — une technique qui n’existe pas encore en 2009. Il la fera inventer.

L’attente, treize ans

Pendant la décennie 2010, James Cameron alterne documentaires sur les fonds marins, descentes en bathyscaphe dans la fosse des Mariannes, et écriture des suites Avatar dans un secret quasi-monacal. Quatre suites sont planifiées dès 2010 ; le tournage en bloc commence en 2017, étalé jusqu’en 2020. Pour La Voie de l’Eau, Weta Digital et Cameron mettent au point un nouveau pipeline : un bassin de 900 000 litres, des marqueurs sous-marins étanches, un entraînement en apnée des acteurs (Kate Winslet tient 7 minutes sans respirer pour une scène). Première mocap aquatique photoréaliste de l’histoire du cinéma.

Le synopsis

Quinze ans après le bannissement de la RDA, Jake Sully est olo’eyktan des Omatikaya, marié à Neytiri, père de quatre enfants. Mais Quaritch est revenu — sous une forme nouvelle. Ses mémoires, sauvegardées avant sa mort, ont été transférées dans un avatar Na’vi militarisé. Le commando recombinant traque les Sully. Pour protéger leur clan, la famille fuit chez les Metkayina, peuple du récif. Acclimatation difficile, jalousies entre enfants, découverte des tulkuns — cétacés sentients liés aux Metkayina par des fraternités spirituelles ancestrales. L’arc central revient à Lo’ak, le fils rebelle, qui se lie à Payakan, un tulkun paria. Quand Quaritch trouve les Sully, le combat final mêle baleinières humaines, ikrans, ilus, et la mort de Neteyam — l’aîné — qui définit le ton de la trilogie qui suit.

Le tournage aquatique

L’innovation technique de Way of Water est moins spectaculaire qu’Avatar premier — mais plus difficile. Capturer des expressions faciales sous-marines, simuler la lumière qui ondule à travers la surface, faire dialoguer des avatars Na’vi dans une eau photoréaliste : chaque plan a réclamé des solutions inédites. Le film engrange 2,3 milliards de dollars au box-office, plaçant Cameron en seul réalisateur à avoir signé trois films au-delà des deux milliards. Au-delà du chiffre, Way of Water a parié sur la lenteur et sur la famille là où le premier pariait sur la conquête. Un pari risqué : le film a divisé la critique. Mais l’arrivée d’Eva qui le découvre aujourd’hui dans une trilogie déjà cohérente justifie probablement, après coup, la patience de la mise en scène.

Source : Pandorapedia + Avatar Wiki Fandom