Atmosphère & gravité
Air toxique pour les humains, gravité 0,8 g, magnétite à profusion — Pandora ne pardonne pas la respiration distraite.
La première chose que tout nouveau personnel de la RDA apprend à Pandora, c’est simple : ne jamais retirer son masque. La deuxième : remettre son masque avant d’avoir envie d’y penser. Entre ces deux règles tient toute la philosophie de survie humaine sur cette lune.
Une atmosphère hostile
L’air de Pandora contient environ dix-huit pour cent de dioxyde de carbone — soit environ quatre cents fois la concentration terrestre — auquel s’ajoutent des traces de sulfure d’hydrogène, d’ammoniac et d’autres composés organiques volatils produits par la biomasse en décomposition permanente. Pour un humain sans protection, la perte de conscience survient en vingt secondes environ, et la mort en quelques minutes. Ce n’est pas une atmosphère agressive au sens corrosif du terme — elle ne brûle pas les poumons. Elle les prive simplement de ce dont ils ont besoin.
L’exo-pack, masque filtrant développé par la RDA, est l’accessoire obligatoire de toute sortie en surface. Compact, léger, conçu pour ne pas entraver la vision périphérique, il est devenu l’emblème involontaire de la condition humaine à Pandora : présence tolérée, jamais native.
Une gravité clémente, des conséquences considérables
À 0,8 g, Pandora exerce une gravité sensiblement inférieure à celle de la Terre. Cette différence modeste en valeur absolue a des conséquences biologiques et architecturales massives. Les arbres de la grande forêt peuvent atteindre des hauteurs impensables sous gravité terrestre — le Hometree Omatikaya mesurait plus de trois cents mètres. La faune pandorienne tend vers le gigantisme : les pattes, les os, les muscles n’ont pas besoin de se battre aussi fort contre leur propre poids, libérant des ressources pour la croissance en volume. Les ikrans planent avec une aisance que leur envergure rendrait impossible sur Terre.
Pour les humains séjournant longtemps sur Pandora, cette gravité réduite entraîne une lente perte de masse osseuse et musculaire — un paradoxe supplémentaire dans un monde déjà plein de contradictions.
Anomalies magnétiques et montagnes qui volent
La croûte de Pandora est saturée d’unobtanium, un minéral supraconducteur à température ambiante qui génère des champs magnétiques locaux d’une intensité sans équivalent tellurique. Ces anomalies rendent inutilisables les instruments de navigation magnétique conventionnels dans certaines zones, contraignant les pilotes de la RDA à voler aux instruments optiques ou sous guidage manuel au-dessus des zones critiques. C’est ce même champ qui, interagissant avec le champ magnétique de Polyphème, permet aux Montagnes Hallelujah de léviter depuis des millions d’années.
Polyphème dans le ciel
Pandora orbite autour de Polyphème, géante gazeuse de la classe de Saturne, dont le disque occupe une fraction considérable du ciel nocturne pandorien. Les éclipses — Pandora passant dans l’ombre de Polyphème — sont fréquentes et spectaculaires : des nuits d’un noir absolu succèdent brutalement à des crépuscules orange, rythmant le temps d’une façon que les calendriers terrestres ne capturent pas. Les nuits de pleine Polyphème, quand la géante brille de la lumière réfléchie d’Alpha Centauri A, projettent sur la forêt des ombres en mouvement que les Na’vi ont appris à lire comme autant de présages.
Source : Pandorapedia + Avatar Wiki Fandom